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Beaune

Commentaires et notes de dégustation

Dans cette rubrique, nous retranscrivons quelques extraits de mails reçus ainsi que, pour débuter, l'avis de nos vignerons sur le dernier millésime: 2013...


Voici ce que Denis Bachelet dit de son millésime 2013 :

Pour répondre à votre question, le millésime 2013 est étonnant.
Une année climatique décalée et compliquée.
Après un printemps anormalement froid, les vignes se sont mises à pousser avec plus d'un mois de retard sur la moyenne (début juin).
La fleur a été perturbée (comme en 2012) par le froid et des phénomènes de coulure ont été constatés.
Juillet et Août ont été à peu près corrects et ont permis de rattraper un peu du retard.
Septembre a été orageux et a vu apparaitre la pourriture.
Les vendanges ont débuté le 5 octobre. Il faut remonter aux années 1980 pour trouver des dates de vendanges aussi tardives !
Les journées de fin septembre et début octobre sont bien plus courtes. La maturité y est plus difficile à obtenir !
Les cépages blancs ont été rapidement dégradé par la pourriture. C'est la raison pour laquelle nous n'avons pu faire d'aligoté.
Après les vinifications, les vignerons étaient sur la réserve concernant ce millésime et c'est après les malos que la qualité de ces vins se sont révélées.
Cela fait un peu plus de deux mois maintenant que ces vins sont en bouteilles et je peux vous dire que les premières dégustations ont montré des vins déjà approchables pleins de fruits, ronds et charmeurs. Cela me rappelle un peu le millésime 2007 mais avec plus de matière.
Il n'est vraiment pas facile d'émettre des pronostics sur l'évolution de chaque millésime. Nous nous attendions à trouver un millésime difficile d'approche et c'est l'inverse qui se produit. LE VIN : boisson naturelle et vivante est souvent difficile à comprendre !!!
Restant à votre disposition.
Cordialement
Denis BACHELET

Voici ce que Jean-Yves Bizot dit de ce dernier millésime :

Présentation du millésime 2013

Après un hiver plutôt froid, l’année débute par un débourrement tardif et long. Avril, mai et juin sont plutôt frais, pluvieux et manquent de soleil. Ces conditions entrainent du millerandage et beaucoup de coulure : le rendement sera faibles. L’été fût quant à lui plutôt chaud avec orages et de grosses précipitations. Ce fût donc une année propice au mildiou et à l’oïdium dans d’importantes proportions. Un véritable été de vignoble de zone septentrionale !
Les vendanges furent tardives et commencèrent début octobre. Les plus tardives depuis le début de ma carrière.
- 2013 : 03/10
- 2004 : 29/09
- 2001 : 27/09
- 2008 : 26/10
- 2010, 2006, 2002 : 25/09
- 1999 : 23/09
- 2012 : 22/09
- 2005 : 15.09
- 2000 : 14/09
- 2009 : 12/09
- 2014 : 10/09
- 2007 : 01/09
- 2011 : 29/08
- 2003 : 28/08
Mais si la date parait presque surprenante aujourd’hui, elle était très habituelle il y a une trentaine d’années encore.
La surprise est venue d’un mois de septembre plutôt doux et humide qui a favorisé la maturation… et les champignons !
Les conditions météorologiques du millésime sont réunies cependant pour un obtenir un joli millésime, en dépit de - ou grâce à ? - ses difficultés : une période de temps beau et lumineux après la fleur, qui favorise la qualité des tanins, et une maturation lente des fruits.
Coté récolte, il a fallu faire un tri à la vigne extrêmement rigoureux. La production a encore été diminuée, mais est qualitative.
Coté vinification, celles-ci se sont passés dans la fraicheur mais avec des fermentations assez tranquilles, sans trop soucis. .
Les vins s’inscrivent bien dans le profil qu’on peut attendre d’un millésime un peu tardif : ils sont élégants, précis, équilibrés. Ils sont frais et sans lourdeur. Les terroirs sont clairement définis, chacun présentant bien ses caractéristiques :
les Chapitre et les Jachées, tracés sur une ligne,
les Echezeaux et les Vosne, plus dans l’opulence, avec pour les premiers une grande puissance contenue,
le Clos du Roy sur une assise plus structurée.
Les aromes sont nets, avec des notes fruitées et florales très fines. Des épices aussi.
Les vins ont un joli potentiel de garde sur ces bases


Voici ce que Pierre-Yves Colin-Morey écrit sur son millésime 2013 :

… Concernant le style du millésime 2013, celui-ci est complètement différent du millésime 2012.
Les vins du millésimes 2013 sont beaucoup moins ensoleillés et moins "sudistes" que leurs prédécesseurs. Ils sont un peu plus vifs, avec plus de minéralité et de fraîcheur. Pour autant, ils ne sont pas dépourvus de fond et de profondeur. Ils me rappellent de manière assez nette les vins blancs du millésime 2007. Globalement, ils pourront être bus sur la fraîcheur dans leur jeunesse, et/ou ils pourront être conservés également pour une consommation plus tardive, leur potentiel de vieillissement étant à mon sens indiscutable. Bref, je dirais que le millésime 2013 est un millésime typique bourguignon, alors que 2012 est un poil plus exotique.
Personnellement, je préfère le style de millésime plus froid comme 2013, ce type d'année révèle davantage les terroirs à mon sens, et aussi le travail du vigneron. J'espère sincèrement pouvoir vous le démontrer lors de votre prochain passage. Merci de me dire.
Cordialement,
Pierre-Yves Colin


Voici ce que Frank Follin-Arbelet dit de son millésime 2013 :

Les petits rendements font la qualité !!!
Le Millésime 2013 débute par un printemps froid et pluvieux. La floraison est tardive et perturbée, d'où un potentiel de récolte très faible.
L'orage de grêle du mois de Juillet accentue encore ce phénomène.
Heureusement l'été s'installe et permet à la vigne de récupérer.
Les vendanges début Octobre confirment les petits rendements ( environ 50% par rapport à une année normale).
Les vins au départ tendus et quelque peu austères bénéficient de l'élevage, s'affinent et se bonifient avec le temps.
Après 18 mois de vieillissement en fûts, ils sont nets, précis, concentrés et très révélateurs de leurs terroirs.
Un Millésime en fait très classique, très bourguignon.
La bonne surprise... récompense d'une année particulièrement difficile.


Voici ce que Céline Fontaine écrit sur son millésime 2013.

Le millésime 2013 est exceptionnellement tardif (en raison d’une floraison tardive). Nous avons subi de fortes précipitations courant mai, qui nous ont gênés dans notre travail de la vigne (incapacité à rentrer dans les rangs en tracteur, utilisation de l’atomiseur à dos pour un traitement). Mais, heureusement le beau temps est arrivé après, avec notamment de fortes chaleurs en juillet.
Nous avons commencé à vendanger le 29 septembre (date prévue avec les 100 jours de la fleur) : les degrés étaient plutôt bas, et les acidités plutôt moyennes (pas aussi élevées que 2011 ou 2008 par exemple). Il n‘y avait pas lieu d’attendre, les raisins étaient prêts.
Les vins sont plutôt tendres, déjà charmeurs. Je viens de goûter justement la gamme 2013 avec un client, et nous avons fini avec un 2011 : il y a bien plus de tension sur 2011.
Les rendements sont voisins des 2011, ce qui est très positif car des villages voisins ont subi plus de pertes, notamment avec la grêle, ou le botrytis. Notre stratégie de protection contre le botrytis a été sur ce millésime très efficace : nous avions très peu d’attaque sur nos vignes (la pression de botrytis était particulièrement élevée sur les blancs en 2013).
Notez que nous avons de très faibles rendements sur les Volnay Clos des Chênes, Pommard Rugiens et Bourgogne rouge, en raison de la grêle (tombée vers le 22 juillet).


Anne Gros Voici ce qu'Anne écrit sur le millésime 2013 :

Nous avons le plaisir de vous présenter nos vins des Terroirs de Cazelles dans le Haut Minervois. Ces vins sont les fruits de notre savoir faire bourguignon et de notre passion pour les beaux cépages de Carignan, Syrah, Grenache et Cinsault qui s’y épanouissent sur argilo- calcaire et grès. Toutes nées en terres AOC, certaines cuvées restent libres des contraintes syndicales d’assemblages afin de respecter la force et l’origine de leur terroir.
Un très grand millésime en 2013 ! La puissance et l’harmonie des tanins, la tension minérale, la profondeur des arômes : Le début d’une légende… Naissance d’une petite cuvée de pur Grenache élevé en futs : La 8

Les vins au début de leur maturité : LA CIAUDE 2010, 2011 et 2012 (91WA) : puissance et finesse des Carignans de 1904 complétés par des Syrahs et Grenaches sur terroir argilo-calcaire.

En Bourgogne, 2013 est un millésime à très faible rendement dû à une succession de difficultés diverses étalées sur un cycle végétatif très long. Toutefois, les vendanges d’octobre se sont bien déroulées avec un travail parcellaire maitrisé. Nous avons cependant pris la décision de déclasser notre Chambolle Musigny très touché par les dégâts de gibier.
Les vins rouges ont de jolies couleurs rubis, une harmonieuse texture de tanins de bouche qui devrait se fondre dans un avenir proche. L’équilibre préservé des vins nous rassure sans faire rentrer cette vendange 2013 dans la légende des millésimes de garde.
La cuvée Marine, en dépit de sa faible production, nous donne une belle émotion par sa tension et sa maturité de bouche. Un millésime sans doute plus facile à réussir en blanc…



Voici ce que les frères Lécheneaut, nominés en 2014, avec Bruno Clair, "Les Bourguignons de l'année" : "Les bonnes fées du Pinot Noir" nous écrivent sur leur millésime 2013

Le millésime 2013 est surtout fait de cas particuliers:

Tout d’abord , au niveau climatique.
Après un printemps exécrable avec de la pluie , du vent et des basses températures , les mois d’avril , mai , juin et juillet ont été très arrosés avec des précipitations de 400 à 500mm.
Ces averses auront rendu les travaux de la vigne très difficiles ainsi que la protection phytosanitaire d'où l’apparition de maladies cryptogamiques.
La floraison est observée autour du 25 juin, ce qui laisse présager des vendanges tardives.(début le 5 octobre)
Les mauvaises conditions climatiques vont engendrer à ce moment une petite récolte à cause de la coulure et du millerandage. ( 25 hl/ha de rendements moyens sur le Domaine)
La qualité du matériel végétal , le terroir et les méthodes culturales ont bien sûr joué un rôle important.
Même si elle a été plus difficile à maitriser cette année, la culture biologique aura eu un effet bénéfique sur la qualité des raisins.
Il est plus facile en 2013 de produire de bons vins à partir de petits raisins issus d’une vieille vigne plantée sur un beau terroir et cultivée dans un esprit “environnemental”.
Evidemment , le vigneron a lui aussi joué un rôle capital tout au long de l’année : rigueur à la vigne, choix de la date du début des vendanges, sérieux dans le tri des raisins etc...
Chaque étape était très importante et là aussi, le résultat pourra être hétérogène d’un Domaine à l’autre.
En rouge, les belles cuvées ont de la matière (grâce aux petits rendements, un fruité charnu, gourmand et de la fraicheur. Avec des peaux épaisses, riches en polyphénols, les raisins ont permis d’avoir des vins colorés, avec des robes soutenues, parfois sombres et des tanins présents mais très suaves.
Les meilleures cuvées pourront se garder sans aucun doutes 5 ans voir 10 ans et plus mais l’intérêt du millésime sera peut être de boire les vins sur le fruit de leur jeunesse (entre 5 et 10 ans)

En résumé, 2013 est un millésime qui nous étonne et nous surprend par la qualité des vins au vue des conditions climatiques.
Comme prétendent les anciens, c’est dans les petits millésimes que l’on produit les grands vins.
Bien que nous en sommes peu persuadés, nous restons cependant très optimistes sur ce millésime que nous classons au dessus de 2011.
Comme le dit Bruno CLAIR dans le BOURGOGNE AUJOURD’HUI spécial millésime 2013, il fait le parallèle de 2013 avec 1991.
Quand on connait la qualité des bons 1991 aujourd’hui , on a de quoi être sereins.



Voici ce que Benjamin Leroux dit de ce dernier millésime :
2013 est un millésime tardif où la plupart des raisins ont été récoltés en Octobre (chose rare ces dernières années).
Cependant, les 2 dernières semaines de septembre ont été estivales et le millésime ne présente pas du tout le caractère tardif que l'on pouvait attendre avec une acidité marquée type 96 ou 08. Les tanins sont mûrs et les fruits assez noirs. En quelque sorte, les vins sont assez solaires.
Il faut tout de même noter que la Côte de Beaune a subi une nouvelle fois la grêle, les secteurs les plus touchés étant Pommard/Beaune et Savigny. D'ailleurs nous ne faisons pas de village dans ce millésime (repli en Bourgogne).
Mais tout n'est pas généralité car nos Savigny 1er cru H-Jarrons ont été épargnés par cet orage.
En Blanc, il fallait éviter le botrytis et nous avons dû couper plus tôt, d'où de belles fraîcheurs et tensions minérales.

En résumé, 2013 demandait une grande vigilance tout au long de l'année et une capacité de tri durant les vendanges.
Au final, nous sommes très satisfaits de la qualité du millésime avec des rouges très abordables, et des blancs de haut niveau.




Voici comment Nicolas Maillet caractérise son millésime 2013.

2013: une année difficile dans les vignes ...

Le printemps a été très frais, ce qui a été défavorable à la floraison de la vigne avec pour conséquence une faible sortie de raisins .
La période estivale a été humide, il a fallu se battre contre les champignons pathogènes de la vigne que sont le Mildiou et l'Oïdium.
Pour finir, des vendanges très délicates entre les averses où il fallait ramasser les raisins au jour près. Avant, ils n'était pas mûrs, après, ils l'étaient trop avec des risques de pourriture.

Tout cela ne va pas vous donner envie de goûter mes 2013...

Pourtant, paradoxalement, ces 2013 apparaissent comme un très grand millésime ...
En effet, les faibles rendements ont donné des vins très concentrés avec beaucoup de matière et de croquant en bouche.
L'été, sans excès de chaleur, a permis de limiter la dégradation des acides du raisin, rendant les vins très tendus avec beaucoup de précision et de persistance en bouche.

Il faut toujours prendre son temps avant de se faire un avis sur un millésime, mais 2013 apparaît donc être un millésime rare de part sa faible quantité mais de très haute facture.



Domaine Mugneret-Gibourg : Millésime 2013 :

Le printemps a été bien timide pour se décider à nous offrir ce millésime 2013 et les vendanges, après un été chaotique, ont eu lieu exceptionnellement début octobre, dans des conditions bien maussades.

L’expérience que le vigneron peut acquérir au fil des années n’estompe pas l’inquiétude qu’il peut ressentir à chaque millésime car l’histoire est à réécrire à chaque début de campagne.

Vous êtes nombreux à être venus découvrir ce millésime et les mots qui reviennent au cours des dégustations pour décrire ces vins sont pureté, élégance et énergie. Une belle illustration de notre terroir à travers la finesse du Pinot Noir !...

Les soins que nous avons prodigués à nos vignes, les efforts de chacun des acteurs tout au long du scénario de l’élaboration de ces cuvées 2013 ont été récompensés et nous sommes donc très heureuses de vous proposer ces vins malheureusement produits, cette année encore, en petite quantité.

Marie-Andrée et Marie-Christine MUGNERET

Domaine la Croix Monjoie

Que dire si ce n’est “bravo”? Bravo pour votre découverte.

Les touchers de bouche sont magnifiques. C’est mûr mais très frais, ça fait saliver. Les cuvées “L’élégante” et “L’impatiente” sont proches de l’état de grâce. De beaux acides salifiés, de la longueur, grande pureté! Impossible de trouver quoi que ce soit de négatif ou de moins réussi dans ces deux cuvées.
La cuvée “La Voluptueuse” est un style qui me convient un tout petit peu moins car un peu trop riche en “alcool-glycérol-onctuosité” mais je suis certain qu’il y a un public pour ce style également.

De grands bourgognes blancs à prix doux!
G.M.

...en blanc, c'était (une fois de plus) le sommet : Bourgogne blanc 2012 de Colin-Morey. Ces vins sont vraiment hors-normes question qualité! Même très jeunes comme celui-ci... Je les adore! Patrick

je suis passé à votre boutique liégeoise ce jeudi .
Je suis en train de déguster le Mâcon Villages de N.Maillet.
Très bien ! Tout à fait dans le style que j'espérais : tension , minéralité , touche saline , finesse , style assez pure .
Très bon conseil !
Je me réjouis d'avance de découvrir ses autres cuvées ainsi que ce fameux Clos de la Coque.
Sébastien H.

Voilà comme promis notre petit compte rendu concernant les vins achetés chez vous.

Aligoté Maillet : Très frais, belle salinité et longueur très correcte. Belle expression du cépage. Malheureusement, vin très changeant et grosse oxydation qq heures après l’ouverture de la bouteille (même si bouchon dessus).

Macon Verzé Maillet : qq minutes lui sont nécessaires pour s’exprimer pleinement. Finesse, élégance et minéralité ! Très beau vin. Mais le même problème d’oxydation s’est produit mais bcp moins gênant que l’aligoté.

Bourgogne blanc de chez Leroux : Très beau nez ! équilibre super entre finesse, minéralité et gras. Beau rapport QP. Redégusté le lendemain. N’avait rien perdu de ses qualités !

Santenay 1e cru la Comme de chez Colin-Morey : Magnifique. Longueur +++. De nouveau, l’équilibre et la finesse sont au rdv ! Très belle bouteille et également redégustée le lendemain sans avoir perdu de ses attributs !

Saint-Aubin le Blanc de chez Colin-Morey : Rapport QP super. Minéralité++ et tension acide qui portent le vin sur une belle longueur ! Pour 19€, c’est top !

Saint-Aubin 1e cru les Murgers des dents de chien de chez Leroux : sans doute notre coup de cœur. Malheureusement la bouteille a été vite vidée (il restait quand même un verre ou deux pour le lendemain… ). Grand vin !

Chassagne-Montrachet les Champs Gains de chez Colin-Morey : Super. Equilibre parfait et comme toutes les autres cuvées, quelle finesse !!! Et sans être perturbés par du bois ! L’élevage est bluffant ! Le seul bémol est le prix. Il les vaut bien mais à choisir, nous préférons deux Saint-Aubin pour le prix du Chassagne…  Mais c’est très très grand ! Un des meilleurs Chassagne que j’ai eu l’occasion de boire !

Pour les rouges, nous avons eu un soucis avec dans chaque cuvée une impression de sécheresse en bouche ! Ou nous avons mal accompagné les vins en terme de plat…

Le Bourgogne de chez Leroux était néanmoins celui qui nous a plus plu ! Belle cerise griotte et belle finesse même si un peu astringeant en fin de bouche (grappe entière ???)

Le Côte de Nuits village nous paraissait un peu « vert »… Pas ce que l’on attendait non plu en terme de finesse. Et compte tenu du millésime, on s’attendait à plus de rondeur et de matière.

Le Nuits-Saint-Georges était bon mais de nouveau, un peu d’astringeance en finale. Effet millésime ???

Mais je pense que nous avons tellement été éblouis par les blancs que ça a été en défaveur des rouges ! 

En tous cas, bravo pour vos sélections pleines de finesse ! Et coups de cœur pour Benjamin Leroux et Pierre-Yves Colin-Morey !!!

Benjamin S.

J’ai bu hier Les carretals, minervois de Anne Gros 2010 : impressionnant
Robe violaçée inquiétante mais en bouche, rond, long, aucune acidité
Très bourgogne dans la structure genre morey st denis, mais pas les mêmes aromes, plus « soleil »
Un vin vraiment très bien fait qui manque un peu d’émotion mais qui procure un réel plaisir : sans doute ouvert trop jeune
Merci donc de votre conseil Y. C.

bonjour Chantal,

J'ai ouvert un 2009 st Aubin en remilly ce WE de colin Morey: quelle bouteille! j'avais pas acheté beaucoup en 2009 car les 2009 que j'avais gouté étaient en général un peu trop 'gras' pour moi mais ici, wow! je l'avais à coté d'un morgeots 2004 de Ramonet qui était loin d'être aussi bon!

Je suppose qu'il n'y a plus rien en 2009 de Colin-Morey?

KS

J'ai ouvert la Jachée 2007 de Bizot que tu avais eu l'amabilité de me céder. C'est très bon, même superbe. La matière première est de tout premier plan, ce type est super-doué. Cela me rappelle fortement J-F Mugnier. Mais, si je peux me permettre, pour moi, il met juste un peu trop de bois.
JF

Passetoutgrain 2008 Lécheneaut:
Une très belle bouteille, qui répond parfaitement à son ambition.
Explosion de petits fruits rouges, groseilles bien mûres, framboises, cerises.
Le tout coulé dans une matière sans aspérités, soyeuse et charmeuse.
L’acidité croquante et le friand du 2008 lui conviennent parfaitement.
Une bonne surprise !
B.L.

En réponse à notre mail du 11/4 :
En ce qui concerne les Pruliers de 2005, je préfère attendre comme pour les 2002. Par contre le 1999 que je viens d'entamer est actuellement divin comme les Cailles du même millésime.
E.W.

j'ai bu un bachelet charmes 1990 la semaine passee et ce fut un des meilleurs vins que j'ai eu la chance de boire dans ma courte carriere de bourgognophile! Une intensite magistralement controlee!!
T.D.

J’ai eu le plaisir de déguster un extraordinaire marsannay 07 de chez bizot
Gros coup de cœur de ma part
est il possible de m’en procurer ?
P.F.

Ce Haute Cotes de Nuit Anne Gros est un vrai délice….(Il s'agit du Blanc 2007)
A.D.

Lambert, Les vins de chez Bizot sont vraiment remarquables. Nous avons bu hier le marsannay qui était superbe. J'ai un plaisir avec les vins de ce domaine que je retrouve rarement.
N.B.



Par hasard d'un échange de mail avec Allen Meadows, il me fait remarquer que si j'adore le Bourgogne de base de Lafarge , je devais tomber les genoux par terre devant celui de Mugneret-Gibourg...

J'ai eu le plaisir de goûter une bouteille de Bourgogne 2006 de Mugneret-Gibourg au cours de cette semaine. Décevant le premier jour et puis gagnant en amplitude sur les trois jours suivants. A ne pas toucher ou bien à ouvrir 24 heures à l'avance, car c'est vraiment un vin "sérieux" qui a besoin de temps. As-tu déjà goûter d'autres 2006? C'était je pense mon premier et si cette bouteille est représentative, 2006 est un millésime qui passera par une phase de fermeture assez forte je crois...

t'avais-je parlé que j'ai ouvert une Bourgogne de Mugneret en 2006 et bien mal m'en a pris: c'est une brute que j'ai dérangé en plein sommeil. Deux jours au frigo et des arômes assez étonnant mélangeant du vougeot et du nuits se sont développés. c'est donc absolument pas un petit bourgogne mais plutôt un grand vin avec une petite étiquette. A attendreau minimum 6 ans. Cela me rappelle (en version nuits) le Bourgogne de base de Lafarge ... dont je déguste avec plaisir les 91 et 93 encore maintenant ...
J.F.

Bonjour,

Je suis la personne qui est passé chez vous hier en début d'après-midi pour enlever les 2 Chambolle et le Morey Saint-Denis du domaine Roumier.
Je sais que c'est un véritable infanticide, mais comme je vous l'avait dit, j'avais vraiment envie de déguster un vin de ce domaine.
Aussitôt dit, aussitôt fait, avec l'ami qui partage ma passion, nous avons dégusté le Morey ainsi que le Bourgogne de chez Barthod, d'ou le titre de mon mail.
2 vins magnifiques, avec pour le Bourgogne un fruit très pur sur la framboise, et une bouche suave et fraîche à la fois, tandis que le Morey était légèrement plus boisé mais avec un beau fruit également, par contre la bouche était plus structurée avec une belle minéralité et des tanins encore présents mais d'une douceur et d'une finesse indescriptible. Je n'ose m'imaginer cette finesse dans les Chambolle-Musigny, cela doit être somptueux.
Enchanté par ces 2 achats, au point de vous demander si il ne vous reste pas quelques Morey bien cachés dans un coin de votre cave pour un amateur désireux d'en posséder quelques bouteilles (ne fusse que 3 bts, j'en serai déjà très heureux). Allez un p'tit effort M. Maréchal.
Par la même occasion, maintenant vous avez mon e-mail pour m'envoyer vos différentes propositions. Je pars en vacances demain matin, donc si par bonheur vous aviez les quelques bouteilles de Morey, mettez- les bien de coté...
A.H.